Focus COP 26 – Les communautés alternatives : créer du lien social proche de la nature

Focus COP 26 – Les communautés alternatives : créer du lien social proche de la nature

21 janvier 2021 Climat

La conférence du 14 novembre de « From the Ground Up », organisée par la Coalition COP26, a permis de présenter deux projets de communautés alternatives en Écosse et leurs difficultés.

Jardin communautaire de Woodlands Community à Glasgow

L’essor des communautés alternatives

De nombreuses communautés alternatives commencent à voir le jour dans le monde en raison d’une volonté d’améliorer notre rapport à la nature, de trouver un lieu de calme et de sérénité dans un milieu rural ou urbain et pour répondre à un contexte d’urgence environnementale et climatique. Cela permettrait d’ajouter des espaces verts de solidarité et de travaux communs à l’intérieur ou en périphérie des villes pour se ressourcer ou cultiver sa propre nourriture. Durant cette conférence, deux projets de communautés alternatives écossaises ont été présentés : Woodlands Community et West Stormont Woodland Group (WSWG).

Community Garden en plein centre de Glasgow

Tim Cowen a présenté le jardin communautaire de Woodlands Community situé sur la West Prince’s street en plein centre de Glasgow. Ce projet de Woodland Community ne se limite pas au jardin communautaire ; l’association souhaite proposer aux habitant·e·s de la ville un community cafe et un espace de travail et de réunion tout en encourageant des pratiques respectueuses de l’environnement comme l’utilisation du vélo, la culture de sa propre nourriture locale, la consommation de produits végétaux locaux et de saison ou la réutilisation, le recyclage, le compostage et la réduction des déchets. De plus, en réponse à la crise sanitaire, l’association propose une aide alimentaire en partenariat avec d’autres associations et communautés locales.

Cette communauté travaille sur un service alimentaire dans le voisinage, un projet de régénération et de rétablissement de la nature (notamment le retour des oiseaux), la mise à disposition d’une terrasse pour les événements ou encore le projet d’actions pour le climat (vélo, déchets, culture locale, sensibilisation à un changement de comportement individuel).

Tous ces projets s’inscrivent dans une volonté d’offrir un espace libre et gratuit où tout le monde peut venir sans avoir à consommer quelque chose (à l’inverse des cafés par exemple), un espace de nature et de rencontres. En effet, selon Tim Cowen, les humains ont besoin d’espoir, de solidarité, de soutien, de liberté, de sécurité et de connections qui peuvent venir de l’inspiration de la nature et de l’appartenance à une communauté. Il croit profondément que les petits actes peuvent changer le monde et améliorer le bien-être de chacun·e !

Projet forestier communautaire par l’association écossaise West Stormont Woodland Group

Le projet décrit ensuite par Catriona Gall concerne deux espaces forestiers : Taymount Wood et Five Mile Wood. Il s’agit de transformer ces forêts en propriétés communautaires afin de préserver durablement ces espaces naturels et leurs habitant·e·s et ainsi répondre à l’urgence climatique et écologique grâce à une communauté de bénévoles qui œuvrent sur différents projets. Malgré l’engagement et le dévouement des membres de l’association, WSWG doit faire face à de nombreuses difficultés, notamment leur faible nombre pour une tâche gigantesque, les doutes et l’inquiétude quant à la réussite du projet. Cependant, grâce aux différentes personnalités et compétences de ses membres, le groupe garde espoir et se bat pour mener à bien leur projet.

Des lieux de bien-être et de préservation de la nature

En conclusion, pour lutter à son échelle contre les problèmes écologiques actuels, certains ont choisi de rejoindre ou former des communautés alternatives comme présentées ci-dessus. Ces espaces de nature préservée et de biodiversité offrent aux membres de la communauté un lieu d’apaisement, d’inspiration et de détente libre et loin de toute consommation, et à la nature un nouveau souffle et une opportunité de se régénérer et se développer durablement sans surexploitation.

Article rédigé par Cécile Tassel, bénévole au REFEDD, membre de l’équipe qui suit l’actualité en lien avec la COP26.

Intervenant·e·s de la conférence :

  • Catriona Gall, West Stormont Woodland Group
  • Elspeth Coutts, West Stormont Woodland Group
  • Tim Cowen, Woodlands Community Development Trust

Pour aller plus loin :

REFEDD: