Cartographie des formations en développement durable et l’insertion professionnelle

Cartographie des formations en développement durable et l’insertion professionnelle

22 mai 2015 Formation & Emploi 0

Stylo

Des métiers qui ont du sens, des perspectives d’emploi, des métiers qui résistent à la crise : les emplois liés au développement durable ou à l’environnement attirent de plus en plus d’étudiant.e.s. D’après une étude du Commissariat Général au Développement Durable, 3,4% des diplômé.e.s en 2010 ont suivi une formation en lien avec l’environnement.

Bien qu’en forte augmentation, les cursus sur le développement durable regroupent des formations aux objectifs très variés : formations transversales sur le développement durable, formations à des métiers spécifiques de l’économie verte, intégration transversale du développement durable dans des formations non spécifiquement sur le développement durable. En raison de la diversité des situations et objectifs, de la pluralité des dénominations et de l’évolution rapide de l’offre de formation, toute cartographie des formations est difficile à réaliser. Voir à ce sujet la cartographie réalisée par B&L Evolution.

Une étude réalisée en 2013 par le REFEDD a recensé plus de 250 formations initiales sur le développement durable, sous des appellations diverses et pour des profils variés, en universités, écoles d’ingénieur ou de commerce. Ces formations peuvent relever du droit, du management, de la finance, des ressources humaines etc. Si certaines formations se concentrent sur des thématiques ciblées (gestion de l’énergie par exemple), d’autres adoptent une vision transversale du développement durable. A côté de ces formations spécifiques se développent des parcours, majeures ou spécialisations sur le développement durable dans le cadre de formations non spécifiques à ces enjeux.

Une autre approche pour former les étudiant.e.s au développement durable, mais qui reste encore très minoritaire, consiste en l’intégration des principes du développement durable dans l’ensemble des enseignements proposé par l’établissement, de la finance à la communication. L’évolution de l’ensemble des formations est en effet nécessaire pour que les activités économiques intègrent les enjeux du développement durable, et cela est également un moyen de souligner la transversalité du développement durable et son application concrète aux différents domaines. Mais l’ampleur de la mobilisation requise pour cela reste considérable et c’est d’ailleurs l’une des revendications du Manifeste étudiant pour un enseignement supérieur durable.

Ces formations ne correspondent en revanche pas toujours au marché du travail. Selon cette même étude, près de la moitié des répondant.e.s estiment que leur formation favorise l’accès au marché du travail tandis que l’autre moitié estime que les débouchés sont limités ou que leur formation ne répond pas aux besoins du marché du travail. Attention notamment aux formations DD généralistes, ainsi qu’aux formations trop spécifiques. Cela soulève notamment l’importance d’un parcours bien construit : en plus des cours, le choix des stages et l’engagement étudiant permettent de mieux cerner ses envies et d’acquérir des compétences.

Pour en savoir plus, Terra Eco publie chaque année un hors-série sur les emplois de demain. Dans l’édition 2015, on y parle entre autres énergie, aménagement du territoire, économie circulaire, gestion de l’environnement et des pollutions. A découvrir !

Etudiant.e. ou jeune diplômé.e d’une formation sur le développement durable, dis-nous ce que vous pensez de votre formation et du passage à la vie active !

Cassandre Charrier:

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