Terres du Son : un festival éco-responsable

Terres du Son, c’est un « éco-festival » de musique à la programmation écléctique organisé en Touraine du 6 au 8 juillet prochain. Le petit (et non des moindre…) plus : son engagement pour le développement durable pris depuis près de 10 ans.

Article réalisé dans le cadre d’un partenariat pour les RENEDD 2018.

Quel est le point commun entre Petit Biscuit, du jus de pommes local et un cours de yoga pour enfant ? Vous pouvez tous les rencontrer à Terres du Son, le festival éco-engagé de la région Centre-Val de Loire !  Laboratoire d’idées, promotion des moyens de transports « doux », cuisine locale et de saison, revalorisation des déchets : Terres du Son ne manque pas de créativité pour réinventer le festival de musique. Hugues Barbotin, directeur de l’association organisatrice, a répondu à nos questions et nous raconte pourquoi son équipe a choisi de prendre la direction de « l’éco-festival ».

Refedd : Bonjour Hugues ! Parle-nous un peu de Terres du Son et de votre engagement éco-responsable ?

Hugues Barbotin, directeur de l’association Terres du son : Terres du Son est un éco-festival qui se déroule pendant 3 jours début juillet sur le site bucolique du Domaine de Candé à Monts, en Touraine.
L’Eco-Village, animé et gratuit pour les petits et les grands, est le poumon vert du festival. Il offre l’occasion de flâner, de jouer, manger bio et local et de faire une petite « pause douceur » entre deux concerts de la Prairie. Il est surtout l’occasion de s’intéresser aux enjeux du développement durable au travers d’expos, d’ateliers intéractifs, de projections ou de spectacles dédiés.
La prairie, elle, est l’espace payant où se croisent les artistes sur 4 scènes, avec une programmation exigeante mais populaire, où se mélangent les genres, pour donner envie aux gens de découvrir. Plus de 60% de la programmation est régionale

L’Eco-Village Terres du Son en 2017

Quelles sont les actions « éco-responsables » mises en place dans le festival ?

HB : Terres du Son est engagé dans une démarche éco-responsable depuis 2007, année où le festival a posé ses valises sur l’île de la Métairie, en bords de Loire, une zone classée sensible. L’objectif, pour les organisateurs, était de limiter son impact environnemental et partir en laissant le site aussi propre qu’à notre arrivée.
2007 fut l’année des premières toilettes sèches et des gobelets consignés. Depuis, notre déménagement au Domaine de Candé nous mettons en place, chaque année, de nouvelles actions écoresponsables. Nous souhaitons aussi sortir du thème « stricte » de l’environnement pour s’inscrire dans les autres piliers du développement durable : l’économie, le social et l’ancrage locale et territoiriale.
Aujourd’hui, nos actions portent autant sur le tri et la revalorisation des déchets (75 % des 49 tonnes de déchets produits lors de la dernière édition ont été revalorisés) que sur l’utilisation de produits bio et locaux avec une politique d’achat « circuits courts ». Certains sites du festival sont aussi alimentés par de l’énergie renouvelable (douches solaires, recharge de téléphones à vélo…) et les ampoules de l’Eco-Village sont 100% LED. Less couverts distribués sont bio-dégradables et nous mettons à disposition des festivaliers des navettes de bus gratuites et en TEF à 4€ aller-retour.
Enfin, nous tenons à rendre le festival accessible pour le plus grand nombre de par notre programmation, tout en favorisant des projets solidaires et d’insertion.

Agriculture bio, locale et de saison : les 3 pilliers du « bien-manger » chez Terres de Son.

Comment sensibilisez-vous les festivaliers aux problématiques environnementales en amont et pendant le festival ?

HB : Nous organisons différents ateliers, débats, projections, conférences gesticulées autour de l’énergie, de l’alimentation/agriculture, de la solidarité, du transport ou de la biodiversité.
Nous sommes aussi friands des jeux « éco-festivaliers engagés » pour permettre aux festivaliers de réaliser des gestes écologiques tout en gagnant des points pour participer à plusieurs loteries et avoir la chance, peut-être, de gagner le golden pass… à vie.

Est-ce facile ou + difficile d’organiser un festival « éco-responsable » ?

HB : Ce n’est pas plus difficile qu’un festival « classique ». C’est d’abord une question d’engagement, de cohérence. C’est une question de bons sens aussi, on a ainsi le sentiment de proposer un événement attentif à l’ensemble de ses parties prenantes, à l’environnement, aux personnes, à son territoire… et cet engagement permet d’être mieux ancré, plus reconnu, ce qui participe à renforcer la fidélité autour de l’événement.
Il s’agit de (faire) réfléchir différemment et de passer au tamis du DD l’ensemble de nos actions. C’est un engagement responsable mais, à notre sens, « normal ».

Quand on vous disait que les moyens de transport du festival étaient « doux »…

Connaissez-vous l’impact environnemental du festival ? 

HB : C’est assez compliqué d’évaluer notre impact environnemental, nous n’avons pas encore d’études précises là-dessus, que ce soit pour Terres du Son ou les festivals de musique en général.
Pour nous, l’impact le plus important est le transport, comme tous les festivals. Il représente 90% de l’impact total. Mais il est difficile pour nous d’intéragir dessus, car ce sont les festivaliers et artistes qui font le principale « apport » en transport. On incite beaucoup aux covoiturage, on met en place des navettes et transports collectifs, des circuits à vélo, on optimise nos transports logistiques internes et travaillons en circuit-court pour nos achats, mais difficile de faire beaucoup mieux.
 

Quels conseils donneriez-vous à celles et ceux qui souhaiteraient organiser un festival de musique tel que le vôtre ?

HB : Avoir un projet fort, et fédérateur autour de son territoire, utile pour ses acteurs et actrices et, bien sûr, qui a du sens. Ne pas parachuter 2 scènes au milieu d’un champs et être très attentif à l’accueil de ses publics (festivaliers, bénévoles, artistes, partenaires, prestataires)
Enfin, prendre le temps de rencontrer les acteurs, d’expliquer son projet et d’associer un maximum les personnes, de partenaires sont des enjeux essentiels pour mener à bien un tel projet : bon courage ! 🙂

Terres du Son 2018 : alors, tenté.e.s ?

Pour aller plus loin

Retrouvez l’actualité du festival Terres du Son et toute la programmation 2018 sur :

Vous souhaitez vous inspirer de Terres du Son et organiser et éco-responsabiliser votre événement ? Notre fiche pratique est là pour vous guider !

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