[Communiqué] La jeunesse est consciente du besoin d’une action politique immédiate !

Des réseaux nationaux étudiants pour l’environnement et le développement durable provenant de 6 pays soutiennent collectivement l’initiative « Fridays for Future » et appelle à la mobilisation pour la grève mondiale pour le climat ce vendredi 15 mars 2019.

 

 

Celui qui ne pense pas au futur, aura bientôt de grands soucis – Confucius

Partout dans le monde, élèves et étudiant.e.s organisent des manifestations au lieu d’assister aux cours. « Fridays for Future » est un mouvement grandissant mené par des jeunes qui demandent une justice climatique face aux politiques climatiques défaillantes. Ces jeunes descendent dans la rue pendant les heures de cours pour exiger la protection climatique et une urgente sortie des énergies carbonées.

Le 15 mars 2019, des jeunes du monde entier participeront à la première grève mondiale coordonnée pour le climat. Ils vont s’élever pour leurs droits fondamentaux qui sont menacés par le changement climatique.

Nous appelons en particulier les étudiant.e.s à soutenir la grève mondiale pour notre futur avec une participation active et visible,  pour suivre l’exemple d’étudiant.e.s déjà engagé.e.s dans les marches comme celles du 8 mars.

En tant que réseaux nationaux étudiants pour l’environnement et le développement durable provenant de France (REFEDD), d’Allemagne (netzwerk ne.V.), d’Autriche (forum n), de Suisse (VSN), des Pays-Bas (rootAbility) et de Grande Bretagne (NUS) ainsi que deux réseaux mondiaux avec oikos international et GRLI, nous supportons ce mouvement avec enthousiasme et déclarons notre indéfectible solidarité avec les jeunes qui se positionnent politiquement dans l’espace public. Nous rendons hommage à l’engagement courageux et responsable de ces jeunes, parfois encore enfants !

« Fridays for Future » utilise une approche manichéenne pour attirer l’attention sur l’insuffisance des efforts actuels qu’engagent les responsables politiques en vue de limiter le réchauffement climatique et ses conséquences dévastatrices.

Ils.elles rendent visible l’ensemble des conditions nécessaires encore absentes pour effectuer une transition vers une société soutenable.

Ils.elles rendent visible la gestion irresponsable des écosystèmes naturels – dont nous, humains,  dépendons fondamentalement – par nos décideurs.ses politiques.

Les inquiétudes de la jeunesse sont plus que légitimes. Celles-ci sont, entre autres, soulignées par la déclaration de plus de 12 000 scientifiques allemand.e.s, autrichien.ne.s et suisses (#Scientists4Future). Ces chercheur.euse.s supportent vivement le mouvement “Fridays for Future”, en mettant en avant les découvertes scientifiques qui réclament une action immédiate et cohérente.

En tant que réseaux étudiants engagés pour le développement durable, nous voulons insister sur la responsabilité des écoles et des universités dans l’éducation des enfants, des adolescent.e.s et des jeunes adultes. La transition vers une société plus soutenable ne sera possible que si l’apprentissage et l’enseignement dans les établissements subissent eux aussi une transformation. L’éducation au développement durable est vitale dans l’enseignement contemporain. La transition réclame aussi des espaces ouverts d’expérimentation, qui permettraient aux élèves et aux enseignant.e.s d’interagir dans des environnements dédiés à la discussion critique, à la créativité libre et à l’expérimentation en autonomie.

Voici donc nos demandes, qui sont adressées à tou.te.s les décideur.euse.s politiques, ainsi qu’aux enseignant.e.s et au personnel des établissements scolaires :

  • Ne pas pénaliser les élèves, les étudiant.e.s et les enseignant.e.s qui participent aux marches pour le climat du mouvement Fridays for Future ;
  • Prendre les demandes des élèves et des étudiant.e.s au sérieux. Un simple dialogue d’égal à égal est insuffisant : nous devons construire des structures qui nous amènent vers les préconisations de l’Accord de Paris ;
  • Intégrer l’éducation au développement durable, à l’environnement et à la réflexion critique comme des parties essentielles dans les programmes de toutes les écoles et universités. Ces pratiques d’éducation sont aujourd’hui demandées par les élèves eux.elles-mêmes.

Pour entreprendre une transition vers une société soutenable, et faire face au changement climatique, nous avons besoin d’actions décisives. Face à leurs responsabilités politiques, les décideur.euse.s politiques doivent mettre en place les conditions nécessaires à cette transition dès maintenant. Les politiques qui refusent encore d’agir, malgré les cris d’alerte de la jeunesse et des scientifiques, mettent en péril les conditions de vie des générations présentes et futures.

 

Logos des signataires du communiqué

Les signataires

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